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L’avant-garde du mouvement ouvrier dans les usines Berliet en 1936

Dans l’entre-deux-guerres, Vénissieux voit sa population doubler et devient banlieue industrielle où la métallurgie domine.

A la veille de la victoire du Front Populaire, les ouvriers de Berliet devancent les grandes grèves, qui au printemps 1936, gagnent la France.

Le mouvement commence en Mars dans l’atelier d’outillage BC3 et gagne l’ensemble des ateliers les 17 et 18 Mars. Malgré les conditions difficiles, l'ambiance est gaie et les ouvriers dansent et chantent entre deux réunions.

Marius Berliet fait cependant la sourde oreille et les portes de l’usine se ferment. Le lock-out commence. Il licencie tout son personnel gréviste et refuse même de se rendre à la convocation d’Albert Sarraut, alors président du conseil, qui craint, non sans raison, une contagion aux autres entreprises lyonnaises.

Le conflit dure 41 jours et les ouvriers reçoivent le soutien des conseillers municipaux communistes et du maire Ennemond Romand, élus l’année précédente, qui tous les matins, parés de leur écharpe tricolore, se rendent devant les portes de l’usine.

Des volontaires préparent quotidiennement la soupe populaire et la municipalité, par l’intermédiaire du bureau de bienfaisance, vient en aide aux grévistes et leur famille.

Le 20 avril, 5000 manifestants, accompagnés d’enfants marchant en tête, se rendent Place Léon Sublet et se rassemblent devant la mairie. Les commerçants en signe de solidarité ont baissé leurs rideaux.

La manifestation essuie une charge policière.

Les semaines passent et le mouvement s’essouffle.

Berliet devient alors le symbole de la lutte ouvrière.

En juin 1936, les ouvriers occupent de nouveau l’usine.

Malgré les accords de Matignon signés les 7 et 8 juin, les ouvriers poursuivent la grève et obtiennent satisfaction.

Sous l’autorité du préfet, l’union départementale CGT, dirigée par Marius Vivier-Merle et les représentants du patronat signent un accord touchant l’ensemble de la région lyonnaise.

32 ans plus tard, lors des événements de 1968, Berliet deviendra de nouveau le symbole de la lutte et de la liberté ouvrière, l’anagramme de BERLIET «LIBERTE» leur donnant espoir de jours meilleurs...

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Grèves place Léon Sublet